SAMEDI 10 OCTOBRE à 20h30 (hors les murs)

« LE CABINET DE CURIOSITÉS »

Spectacle théâtral et chorégraphique, entre installation plastique et performance qui traite de façon ironique et déjantée la condition féminine.

De textes en musiques, trois femmes-objets vont allégrement piétiner avec leurs pieds menus la morale, la tradition, la grâce, les bonnes manières, toutes les qualités de la sacro-sainte féminité. Tout y passe : des taches ménagères à la mythologie, de l’accouchement à la séduction, avec une énergie dévastatrice. Elles ne reculent devant aucun tabou et entrainent les spectateurs ravis dans une danse infernale, où elle convoquent Philippe Katerine et Pierre Desproges entre autres iconoclastes.

Dans cette chambre des merveilles :

Six verres à shooter de la fée Pompette
Cinquante-huit pupilles aux aguets
Trente-deux objets-inanimés-avez-vous-donc-une-âme ? Une belle au moi dormant
Un piège à poule
Dix-huit cloches à salades
Un brin de folie

Par la compagnie Interligne
De et avec Lola Magréau-Mariez, Christine Mariez et Emmanuelle Trégnier

Scénographie de Michel Druez

Regard extérieur d’Hugues Hollenstein

Avec la participation de Laurianne Caillaud

18h30 

Conférence par Sophie Payen DU FÉMININ DANS L’ART OU L’ART A-T-IL- UN GENRE ?

(Visuel ci-joint, légende : Man Ray (1890-1976), Marcel Duchamp en Rose Sélavy)

Est-il important de savoir qui est le créateur dès lors que l’œuvre existe ? L’art des femmes a été longtemps considéré comme inférieur à l’art des hommes ; la question d’une égalité ne se posait pas étants évidentes l’infériorité naturelle des femmes et leur incapacité à créer autre chose que des enfants. Ce n’est qu’avec la révolution féministe des années 1970 que l’ordre des choses va être bouleversé. Des artistes américaines vont entreprendre de déconstruire le féminin péjoratif qui dévalorise les productions féminines. Cinquante ans plus tard, les a priori marquent toujours les œuvres et les arts investis par les femmes.

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